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Péronne Goguillon

Les os brisés dans une robe lacérée
Loque pendue à un arbre centenaire
La corde use ses poignets ensanglantés
Ils la fouettent encore, ses fous sanguinaires.

Ce matin était comme tous les autres, serein
Ce soir, l’air est déchiré par les cris
De terreur, de souffrance, elle se bat en vain
Contre l’horreur du meurtre, du feu qui grandit.

Le feu s’attaque à l’arbre du péché
Il arrache la sorcière des griffes de l’enfer,
Purifie la femme de Satan. Elle va payer
Pour les rumeurs de ses crimes sorciers

La crédulité aveugle d’un village fou,
Quatre cavaliers dans l’ombre de leur cruauté,
Péronne leur a refusé ses huit sous,
Ils lui ont pris sa paix d’âme et sa sérénité.

Mai 1679


J’ai écrit ce poème lorsque j’avais 12 ou 13 ans. Je me souviens que j’avais visite la bibliothèque du collège pour faire des recherches pour mes devoirs et comme d’habitude, j’avais été distraite par d’autres livres… J’aimais beaucoup passer du temps dans la bibliothèque. Il n’y avait pas d’internet, pas d’ordinateurs à l’époque ! Il y avait un livre de référence d’histoire que j’aimais beaucoup. Il y avait un chapitre qui touchait au moyen-âge et aux chasses aux sorcières. Il y avait un article en particulier qui racontait l’histoire de Péronne Goguillon, une des dernières femmes accusée de sorcellerie à mourir par le feu. Je ne sais pas pourquoi mais cette histoire m’a émue et j’ai eu envie d’écrire un poème en son honneur.

L’original est légèrement diffèrent car en le relisant, j’ai pensé à quelques améliorations.

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